D'une surface d'environ 800 hectares, le marais était uniquement en herbage avant le remembrement de 1980. Cependant, il était régulièrement inondé avant la mise en fonctionnement de la station d'exhaure des Ponts-de-Cé. Cette surface était la propriété de la Reine Jeanne de Laval, femme du Roi René d'Anjou et faisait partie du comté de Beaufort. Jeanne de Laval publia un édit le 2 Mai 1471 donnant aux seigneurs puis aux communes un droit de regain ou deuxième herbe. Ce droit était appelé : Vaine Pâture ; il se perpétua jusqu'au remembrement de 1980.
Sur la seule commune de Brain sur l’Authion par exemple, la «vaine pâture» couvrait ainsi 450 Ha. 800 à 900 bêtes à cornes venaient chaque année s’y nourrir en automne. Spectacle étonnant toujours renouvelé chaque 8 septembre : au jour de l’ouverture, les troupeaux venaient pour le marquage au fer rouge et traversaient le bourg non sans y laisser quelque souvenir au sol. Les communes en tiraient grand profit.
La «vaine pâture précédait», somme toute, la bonne taxe d’habitation que nous connaissons tous si bien.
Le frêne têtard
Il constitue l’essence la plus importante pour la formation du paysage de la vallée : le maillage bocager. Il fut planté au cours des héritages pour délimiter les parcelles partagées et morcelées. Il sert essentiellement au bois de chauffage.
Le peuplier
Si le frêne dessine les délimitations du bocage, les peupliers sont regroupés en parcelles de culture. Dans la vallée, il était exploité pour sa croissance rapide et sa haute taille (jusqu’à 30 m.)
La SEITA fabriquait avec, ses allumettes.
Le saule
Assez rustique mais sur le déclin ; il servait auparavant à confectionner des manches ainsi que des échelles à perreyeurs. Ces dernières étaient les échelles des Ardoisières de Trélazé. Mais les Ardoisières ne s’y approvisionnent plus.
La Fritillaire : plante bulbeuse, elle est désormais protégée ; ses fleurs en cloches pendantes de couleur mauve sont particulièrement ornementales.
